Election au Gouvernement: les Verts repartent, les Vert’libéraux et l’UDC décident d’en rester là

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Il y aura bien sept candidats au second tour de l’élection au Gouvernement jurassien. Outre les six candidats qui sont sortis dans le peloton de tête dimanche au premier tour, on retrouvera dans la course Céline Robert-Charrue Linder que les Verts jurassiens, réunis hier soir à Courroux, ont décidé de lancer.

Pour Pauline Godat, coprésidente du parti, les bons scores obtenus au Parlement, le désir d’offrir plus de place aux femmes, mais aussi des alternatives écologistes, ont motivé les membres à faire ce choix. C’est la première fois que les Verts partent à la conquête d’un siège à l’exécutif jurassien lors d’un second tour.

Pour la coprésidente qui reprend le slogan de campagne, «il y a urgence» et le parti devait prendre ses responsabilités. Quant au fait que les Verts ne soutiennent pas David Eray, la coprésidente reconnaît que le risque existe de voir le Gouvernement basculer à droite, mais souligne que les Verts ont décidé de faire un choix «courageux». Cette stratégie ne risque-t-elle pas d’affaiblir l’allié socialiste? Pauline Godat assure que non et relève que les Verts recommandent justement de voter pour les trois femmes de gauche.

La réciprocité sera de mise, puisque le PS, réuni pour sa part à Saignelégier hier soir, a décidé d’apporter son soutien à la candidate des Verts. Pour le président Jämes Frein, «la gauche est sortie renforcée des élections dimanche». Selon lui, la présence de Nathalie Barthoulot et de Rosalie Beuret Siess à l’exécutif sera d’ailleurs importante pour défendre les valeurs de la gauche.

Le début de la lutte

Les regards lors de ce second tour vont bien sûr se tourner vers le duel entre les 5 et 6e du premier tour, le PDC Stéphane Babey et le ministre PCSI David Eray. La bataille semble avoir commencé. Dans un communiqué envoyé hier, le PCSI a justement fait savoir que le candidat taignon a été le premier lundi à déposer sa candidature pour le second tour. Pour le parti, la présence de David Eray au Gouvernement jurassien garantit «l’équilibre politique et régional» auquel la population est attachée.

Réuni en congrès à Glovelier, le PDC Jura a d’ailleurs été critique sur cet argument de l’appartenance régionale. Tant Stéphane Babey que Martial Courtet ont estimé notamment qu’être ministre, c’était défendre l’intérêt de tout le canton, mais aussi les spécificités de chaque district.

Le président Pascal Eschmann s’est de son côté réjoui des résultats du premier tour avec le PDC qui reste notamment le premier parti du Parlement. Pascal Eschmann a appelé les troupes PDC à se mobiliser. À la suite d’une question d’un militant qui désirait savoir si le PDC allait se tourner vers d’autres partis, le président a relevé que les alliés naturels vers lesquels le parti devait se tourner pour un gouvernement de centre-droit étaient à chercher du côté du PLR et que des contacts seront pris. Certains militants ont souligné que la mobilisation du PDC sera plus importante encore que les alliances.

PVL et UDC en restent là

Se réjouissant de ses résultats et de son entrée dans la politique jurassienne, le Parti vert’libéral a de son côté communiqué hier soir qu’il ne présentait pas de candidats au second tour. Pour les recommandations de vote, le PVL n’en formule aucune pour l’heure et se laisse le temps de la réflexion pour éventuellement réévaluer sa position. Emilie Moreau et Alain Beuret seront donc députés.

Il en sera de même pour Didier Spies et Brigitte Favre. L’UDC ne partira pas non plus dans ce second tour, a fait savoir hier soir son responsable de campagne Thierry Froidevaux. L’UDC devrait préciser en début de semaine prochaine si elle formule des recommandations de vote. CS-POP avait déjà annoncé qu’il en restait là également. BFL